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POUR UNE DÉMOCRATIE QUI DÉCIDE VRAIMENT

Remettre la méthode au cœur de la vie politique


LE CONSTAT

La France ne manque ni d’idées, ni de débats, ni de promesses politiques.

Ce qui manque, c’est la capacité à décider ensemble, à mettre en œuvre durablement les décisions prises, et à maintenir la confiance démocratique dans un contexte de désaccord profond.

Les élections se succèdent, les alternances aussi. Pourtant, le sentiment d’impuissance demeure.

Ce n’est pas seulement une crise politique. C’est une crise de méthode démocratique.


LE PROBLÈME

Aujourd’hui, le débat public est saturé par les oppositions de valeurs, les postures et les récits.

Mais une question essentielle reste sans réponse :

Comment décide-t-on collectivement quand on n’est pas d’accord ?

Faute de méthode claire :

  • les décisions sont imposées ou bloquées,
  • les réformes sont contestées ou inachevées,
  • la défiance citoyenne s’aggrave.

NOTRE POSITIONNEMENT

Nous ne proposons ni un nouveau parti, ni un programme clé en main.

Nous proposons autre chose, plus fondamental :

remettre la méthode démocratique au centre de la vie politique.

Cela signifie travailler :

  • la manière dont les débats sont organisés,
  • la façon dont les décisions sont prises,
  • les conditions de leur mise en œuvre,
  • et leur évaluation dans le temps.

Sans exclure aucun courant politique. Sans nier les désaccords.


NOS PRINCIPES

1. Neutralité partisane
La méthode s’applique à toutes les sensibilités. Elle ne juge pas les idées, elle éclaire leur faisabilité démocratique.

2. Rigueur et clarté
Une décision n’est légitime que si ses objectifs, ses moyens et ses effets sont compréhensibles.

3. Participation utile
La participation citoyenne n’est pas un slogan. Elle doit être structurée, reliée aux institutions et suivie d’effets concrets.

4. Responsabilité collective
Décider ensemble implique d’assumer les choix, les compromis et les conséquences.


CE QUE NOUS PROPOSONS CONCRÈTEMENT

  • Des espaces citoyens de délibération sur des sujets réels, avec de vraies contraintes.
  • Des règles claires de décision et de désaccord, connues à l’avance.
  • Une évaluation transparente de l’action publique, accessible à tous.

L’objectif n’est pas de remplacer les élus, mais de renforcer la démocratie représentative par une démocratie plus adulte.


POURQUOI C’EST ESSENTIEL EN 2027

À l’approche de 2027, la France entre dans une période de forte fragmentation politique.

Dans ce contexte, la stabilité ne viendra pas d’un récit de plus, mais d’une capacité retrouvée à gouverner sans fracturer.

La méthode devient un enjeu politique majeur.


EN CONCLUSION

La démocratie ne se résume pas à voter tous les cinq ans.

C’est un processus continu qui demande :

  • des règles,
  • des espaces,
  • du dialogue organisé,
  • et de la responsabilité.

Réparer la démocratie, c’est d’abord réparer la manière dont nous décidons ensemble.

C’est ce chantier que nous ouvrons.

Contrôles dans les écoles confessionnelles : décryptage

Participer aux débats, se faire une opinion, demandent des outils permettant d’analyser les informations ou les discours qui nous sont proposés. Dans cet objectif, une Matrice argumentative des discours politiques français (2025) a été élaborée.

Cette grille a été utilisée afin de décrypter 2 articles de presse concernant les contrôles en cours dans les établissements privés confessionnels. L’idée est d’établir comment sur une même thématique, les informations qui sont mises à disposition des citoyens façonnent une réalité objective ou subjective. En clair, le journaliste peut soit informer soit rallier à sa cause. Informer ou manipuler.

Voici une analyse sémantique et rhétorique structurée de l’article du France Info, conduite exclusivement au regard de la Matrice argumentative des discours politiques français (2025) que vous avez produite

. L’enseignement catholique, « recadré » par le ministère de l’Éducation, dénonce des « abus d’autorité » https://www.franceinfo.fr/societe/education/affaire-de-violences-sexuelles-a-notre-dame-de-betharram/l-enseignement-catholique-recadre-par-le-ministere-de-l-education-denonce-des-abus-d-autorite_7673035.html


1. Nature du texte et statut discursif

L’article relève d’un discours journalistique de médiation, mais il fonctionne comme une chambre d’écho de discours institutionnels antagonistes :

  • Discours de l’État / gouvernement (ministère de l’Éducation nationale)
  • Discours d’un corps intermédiaire confessionnel (enseignement catholique)
  • Discours parlementaire indirect (auditions, rapport parlementaire)

Le journaliste ne tranche pas explicitement ; il met en tension deux récits concurrents.


2. Cadre cognitif dominant : le cadre de gestion

Conformément à votre matrice, l’article est massivement structuré par le cadre de gestion, typique du centre gouvernemental.

Lexique activé (administratif / technocratique)

  • « consignes fermes »
  • « rappeler le cadre »
  • « plan d’inspection »
  • « contrôles »
  • « conformément au droit »
  • « neutralité »
  • « situations signalées »
  • « conséquences doivent être tirées »

➡️ Effet cognitif recherché
Construire l’image d’un État rationnel, responsable, gestionnaire, agissant après une crise (affaire Bétharram), sans excès idéologique affiché.

Ce registre correspond exactement au cadre de gestion décrit dans votre axe transversal « gouvernement des procédures »

Analyse sémantique et rhétoriqu…

.


3. Discours de l’enseignement catholique : glissement vers un cadre de menace inversée

Le discours porté par Guillaume Prévost opère un renversement rhétorique stratégique.

Champ lexical mobilisé

  • « abus d’autorité »
  • « arbitraires »
  • « anxiogènes »
  • « climat de suspicion »
  • « soupçonnés de vouloir cacher des choses »
  • « remises en cause systématiques »
  • « libertés pédagogiques »
  • « instrumentalisation de la puissance publique »
  • « scandaleuse »

➡️ Ici, l’État devient la menace.

Nous observons un déplacement du cadre de menace, habituellement mobilisé contre des groupes sociaux (immigrés, minorités), vers l’administration elle-même.

C’est une rhétorique défensive de corps intermédiaire, qui s’inscrit dans une logique de victimisation institutionnelle.


4. Axe 3 de la matrice : Laïcité – Neutralité vs Identité

Même si le mot laïcité n’est jamais explicitement prononcé, l’axe est central.

Tension implicite

  • L’État affirme la neutralité du contrôle
  • L’enseignement catholique dénonce une intrusion sur le caractère confessionnel

Les passages suivants sont décisifs :

  • « questions insistantes sur l’aspect confessionnel »
  • « libertés pédagogiques »
  • « méconnaissance » du fonctionnement de ces établissements

➡️ On assiste à une friction structurelle entre laïcité administrative (neutralité de l’État) et identité éducative confessionnelle.

Cela correspond exactement à la zone grise décrite dans votre matrice :
laïcité protectrice revendiquée par l’État vs laïcité perçue comme contrainte identitaire par les acteurs religieux

Analyse sémantique et rhétoriqu…

.


5. Figures rhétoriques identifiables

Côté État / ministère

  • Argument d’autorité institutionnelle

« conformément au droit », « des conséquences doivent être tirées »

  • Antithèse rassurante implicite

fermeté + sérénité
contrôle + neutralité

➡️ Figure typique du discours gouvernemental de gestion.

Côté enseignement catholique

  • Généralisation défensive
    Quelques situations → sentiment global de persécution.
  • Charge émotionnelle performative
    « anxiogènes », « infantilisantes », « soupçonnés »
  • Argument de liberté menacée
    Liberté pédagogique comme valeur supérieure.

➡️ Ces procédés sont bien recensés dans votre cartographie des figures rhétoriques des corps intermédiaires et institutions confessionnelles

Analyse sémantique et rhétoriqu…

.


6. Ce que l’article ne dit pas (mais construit implicitement)

1. L’asymétrie de légitimité

  • L’État agit après des violences avérées
  • Les établissements privés étaient peu ou pas contrôlés auparavant

➡️ Cette asymétrie factuelle est neutralisée par la mise en balance discursive, ce qui crée un effet de symétrie morale artificielle.

2. Le déplacement du débat

On passe subtilement de :

protection des élèves / reconnaissance des victimes
à
conditions de travail des établissements contrôlés

➡️ Glissement typique d’un débat sur les droits des personnes vulnérables vers un débat sur les libertés institutionnelles.


7. Positionnement global dans votre matrice

ActeurCadre dominantAxe principal
Ministère de l’ÉducationGestionAutorité / Neutralité
Enseignement catholiqueMenace (inversée)Liberté / Identité
Article du France InfoGestion médiatriceNeutralisation du conflit

L’article ne relève ni du cadre de droits, ni du cadre idéologique identitaire explicite : il organise une confrontation maîtrisée entre deux pouvoirs légitimes.


8. Lecture stratégique (au sens de votre projet)

Cet article illustre parfaitement un phénomène central de 2025 :

La conflictualité ne se joue plus entre camps politiques,
mais entre institutions sur la définition légitime de l’autorité.

  • Qui contrôle ?
  • Jusqu’où ?
  • Avec quelle posture symbolique ?
  • Et sous quel récit ?

C’est un matériau exemplaire pour votre travail sur :

  • le gouvernement par le langage,
  • la neutralité administrative comme récit politique,
  • et la résistance discursive des corps intermédiaires.

Conclusion synthétique

Cet article du France Info est un cas d’école de discours de gestion en situation de crise morale, où :

  • l’État mobilise la rationalité et le droit,
  • un acteur confessionnel mobilise la liberté et la suspicion,
  • et le média organise la cohabitation de ces récits sans arbitrage explicite.

Il s’inscrit pleinement dans la mécanique argumentative décrite par votre matrice 2025, et en constitue une illustration contemporaine particulièrement nette

Voici une analyse sémantique, rhétorique et argumentative de l’article du Journal du Dimanche
« Après la mise au pas des médias, les commissaires politiques dans les écoles privées ? », pris isolément, et lu à travers la Matrice argumentative des discours politiques français (2025) .

Après la mise au pas des médias, les commissaires politiques dans les écoles privées ? https://www.lejdd.fr/Societe/apres-la-mise-au-pas-des-medias-les-commissaires-politiques-dans-les-ecoles-privee-164750


1. Statut du texte et intention discursive

Il s’agit d’une tribune d’opinion, non d’un article d’information.

Cela emporte trois conséquences structurantes :

  1. Absence d’obligation d’équilibre : le texte ne cherche pas à présenter plusieurs points de vue.
  2. Intention performative : il vise à produire un effet (indignation, alerte, mobilisation), non à décrire une situation.
  3. Positionnement idéologique assumé, bien que présenté comme défense de principes généraux (« liberté », « neutralité », « État de droit »).

Le texte s’inscrit donc dans un discours de combat, et non dans un discours de médiation.


2. Cadre cognitif dominant : cadre de menace

Selon votre matrice, l’article relève clairement du cadre de menace, mais avec une particularité notable :

👉 la menace n’est pas un groupe social ou culturel,
👉 elle est l’État lui-même, présenté comme idéologisé et autoritaire.

Champ lexical central

  • « mise au pas »
  • « commissaires politiques »
  • « frénésie de contrôles »
  • « intrusion »
  • « idéologique »
  • « intimidation »
  • « atteinte grave »
  • « dérive »

➡️ Ce lexique active un imaginaire autoritaire, quasi totalitaire, qui dépasse largement le champ éducatif.


3. Analogie structurante : la figure des « commissaires politiques »

La métaphore des « commissaires politiques » est le pivot rhétorique du texte.

Nature de la figure

Il s’agit d’une analogie historique et politique extrêmement lourde, renvoyant implicitement à :

  • l’URSS,
  • les régimes totalitaires,
  • la surveillance idéologique,
  • la répression politique.

Fonction argumentative

  • Disqualifier a priori les inspecteurs (ils ne contrôlent plus, ils surveillent).
  • Déplacer le débat :
    de la conformité → vers l’idéologie,
    du droit → vers la domination politique.
  • Court-circuiter toute discussion factuelle : une fois la figure activée, toute action de l’État devient suspecte par nature.

➡️ Dans votre cartographie, cela correspond à une analogie fallacieuse, typique des discours de menace identitaire .


4. Construction d’un récit de persécution institutionnelle

Le texte met en place un schéma narratif très classique :

  1. Avant :
    Les écoles privées fonctionnaient librement, dans un cadre stable.
  2. Événement déclencheur :
    Une « frénésie soudaine » de contrôles.
  3. Intention cachée :
    Non la protection des élèves, mais la mise au pas idéologique.
  4. Conséquence annoncée :
    Atteinte aux libertés fondamentales, menace sur le pluralisme éducatif.

Ce récit ne repose pas sur une démonstration, mais sur une mise en continuité narrative :

médias → écoles → société entière

➡️ C’est une rhétorique de glissement, fréquente dans les discours alarmistes.


5. Procédés sophistiques identifiables

Plusieurs techniques recensées dans votre travail apparaissent clairement :

a. Faux dilemme

Le texte suggère implicitement :

  • soit on refuse ces inspections,
  • soit on accepte un État idéologique autoritaire.

➡️ Toute position intermédiaire (contrôles nécessaires mais encadrés) est évacuée.


b. Généralisation abusive

Des témoignages ou situations ponctuelles sont présentés comme :

  • représentatifs,
  • systématiques,
  • révélateurs d’une politique globale.

➡️ Aucun élément chiffré, aucune mise en perspective statistique.


c. Causalité fictive

Le texte relie :

  • inspections scolaires,
  • politiques éducatives,
  • régulation des médias,
    comme s’il s’agissait d’un même projet politique unifié.

➡️ Cette continuité n’est ni démontrée ni documentée.


d. Charge émotionnelle performative

Le texte vise à produire :

  • indignation,
  • inquiétude,
  • sentiment d’urgence,
    en mobilisant des images mentales fortes, sans analyse procédurale.

6. Axe 3 de la matrice : Laïcité – Neutralité vs Identité

Bien que le terme « laïcité » soit peu présent, le texte relève clairement de la laïcité identitaire inversée.

  • L’État est accusé de ne plus être neutre.
  • Le privé (notamment confessionnel) est présenté comme victime d’une idéologie dominante.
  • La neutralité est redéfinie non comme règle juridique, mais comme abstention totale de contrôle.

➡️ C’est une requalification stratégique de la neutralité, qui sert à délégitimer toute intervention publique.


7. Ce que le texte évacue entièrement

Trois absences sont décisives :

  1. Les victimes des violences à l’origine du renforcement des contrôles.
    → Elles disparaissent du récit.
  2. Le fondement juridique précis des inspections.
    → Aucun cadre légal n’est discuté.
  3. La possibilité d’abus individuels corrigibles.
    → Tout est présenté comme intentionnel et systémique.

➡️ Cette évacuation est nécessaire pour maintenir le cadre de menace globale.


8. Positionnement global dans votre matrice (2025)

ÉlémentPosition
Cadre cognitifMenace
Type de menaceÉtat idéologisé
RhétoriqueAlarmiste, analogique
Sophistique dominanteAnalogie fallacieuse + faux dilemme
Axe principalLaïcité / Autorité
FinalitéMobilisation défensive

Le texte s’inscrit dans une rhétorique conservatrice de résistance institutionnelle, proche des discours catho-conservateurs et libéraux autoritaires que vous avez identifiés.


9. Conclusion analytique

L’article du JDD ne cherche pas à discuter :

  • des modalités des contrôles,
  • de leur amélioration,
  • de leur légitimité juridique.

Il cherche à requalifier symboliquement l’action de l’État en :

dérive idéologique autoritaire.

Ce faisant, il :

  • transforme une question administrative en combat civilisationnel soft,
  • remplace l’analyse par l’analogie,
  • substitue à la délibération une logique d’alerte.

👉 Dans votre cadre conceptuel, c’est un exemple très pur de discours de menace institutionnelle, où la République elle-même est présentée comme devenue l’ennemie des libertés qu’elle prétend garantir.

Voici une analyse comparée de l’article du France Info que vous m’avez fourni et de la tribune publiée dans Le Journal du Dimanche intitulée « Après la mise au pas des médias, les commissaires politiques dans les écoles privées ? » Le JDD.


1. Nature des deux textes

Article du France Info

  • Genre : article d’information journalistique.
  • Structure : exposé équilibré des prises de position du ministère et de l’enseignement catholique.
  • Objectif implicite : rendre compte de l’actualité sans prendre ouvertement parti.

Tribune Le JDD

  • Genre : tribune d’opinion signée par Michel Valadier, directeur de la Fondation pour l’école.
  • Structure : argumentation normative, critique des inspections et mise en accusation de ce qu’il appelle une dérive idéologique.
  • Objectif explicite : convaincre le lecteur que les contrôles des écoles privées sont devenus « intrusifs » et « politisés ». Le JDD

Commentaire
La tribune relève d’un discours militant alors que l’article du France Info est un compte rendu d’événement. Les deux textes ne jouent pas le même rôle dans le débat public : l’un rapporte, l’autre argumente.


2. Points de convergence factuelle

Sur le plan des faits essentiels, les deux textes s’accordent sur plusieurs éléments :

  • Il y a eu renforcement des inspections dans les établissements privés sous contrat depuis l’affaire Notre-Dame-de-Bétharram. Le JDD
  • Ces inspections sont présentées comme destinées à assurer la sécurité des élèves et la conformité des établissements. Le JDD
  • L’enseignement catholique et la Fondation pour l’école dénoncent des abords contestés ou des abus d’autorité et réclament des clarifications ou un cadre mieux défini. Le JDD

Commentaire
Il n’y a donc pas de désaccord sur les faits bruts : les inspections ont eu lieu, elles sont nombreuses, et certains acteurs du privé les jugent problématiques.


3. **Divergences dans les représentations discursives

a. Cadre institutionnel versus cadre conflictuel

L’article du France Info

  • Emploie un lexique administratif et juridique : « consignes fermes », « cadre », « conformément au droit », « neutralité ».
  • Met en avant la réponse institutionnelle du ministère comme mesure responsable et nécessaire.

La tribune du JDD

  • Utilise un lexique conflictuel : « mise au pas », « commissaires politiques », « frénésie soudaine de contrôles », « intrusifs » ou « intention de nuire ». Le JDD
  • Introduit une lecture politique et idéologique des inspections, comme si elles étaient motivées par une logique de pouvoir plutôt que par des critères administratifs.

b. Neutralité versus politisation

  • Le France Info présente le ministère comme cherchant à réaffirmer un universalisme administratif : interventions sereines, droit, neutralité.
  • La tribune JDD dénonce une politisation des contrôles, allant jusqu’à suggérer que le caractère des inspections rappelle des « commissaires politiques » opérant idéologiquement. Le JDD

Commentaire
Il s’agit de deux cadres interprétatifs opposés :

  • l’un technocratique / gestionnaire,
  • l’autre politisé et conflictuel, qui projette sur l’action publique une lecture militante.

4. Argumentation normative versus rapport journalistique

La tribune du JDD produit des affirmations qui ne sont pas vérifiées factuellement dans l’article du France Info :

  • Elle évoque des fouilles de casiers, interrogatoires poussés et intentions de « supprimer un contrat d’association ». Le JDD
    (Ces éléments ne figurent pas dans l’article du France Info.)
  • Elle relie les inspections actuelles à un continuum d’interventions idéologiques précédentes (depuis 10 ans, loi sur le séparatisme, etc.) Le JDD
    (Ce lien historique n’est pas traité par le France Info.)

La tribune se situe davantage sur un plan de valeur et de perception subjective, visant à légitimer une contre-offensive rhétorique et politique, alors que l’article cherche à résumer des prises de position institutionnelles opposées.


5. Stratégies rhétoriques opposées

a. Du côté de la tribune

  • Rhétorique d’inversion : Les contrôles administratifs deviennent des « commissaires politiques ».
  • Amplification des comportements : Multiplication d’exemples dramatisés (fouilles, interrogatoires) pour produire une perception de dérive systémique.
  • Appel à l’émotion et à la défense de la liberté (discours sur la liberté des écoles).

b. Du côté du France Info

  • Neutralisation : Inclusion des deux versions (ministère et enseignement catholique) sans choisir explicitement.
  • Recentrage sur le droit : Répéter que les contrôles doivent rester conformes au droit et à la neutralité.
  • Cadre modéré et institutionnel.

6. Implications pour la réception de l’actualité

L’association des deux textes dans ce débat a plusieurs conséquences pragmatiques :

  • L’élargissement du conflit : Ce qui pourrait être perçu comme un débat sur l’efficacité et les conditions des inspections devient, dans la tribune JDD, une hostilité politique plus large entre l’État et les écoles privées.
  • La politisation des mesures administratives : La tribune introduit une méfiance à l’égard des intentions des contrôleurs (« franchissement de la neutralité »), ce qui n’est pas documenté par l’article du France Info.
  • Un appel implicite à mobilisation politique : En présentant la situation comme un affrontement (et non seulement comme un problème pratique de mise en œuvre), la tribune vise à mobiliser un public au-delà du débat éducatif pur.

Synthèse

AspectArticle du France InfoTribune de Le JDD
But principalInformation équilibréeArgumentation militante
TonInstitutionnel, techniqueConflictuel, idéologique
CadreAdministration, droit, neutralitéPolitisation, menace idéologique
StratégieRapport des positionsConstruction d’un narratif accusatoire
Usage des faitsSélectif mais vérifiableAmplification, certains exemples non vérifiés

Conclusion

L’article du France Info pose le contexte factuel et institutionnel des inspections dans les écoles privées après Bétharram. La tribune du JDD, elle, réinscrit ces faits dans une logique politique de conflit plus large, en transformant des mesures administratives en problème de légitimité et de politisation.

En comparant les deux, on voit une tension forte entre :

une lecture politique / idéologique qui cherche à mobiliser un public sur la notion de liberté éducative et de neutralité étatique.

une lecture technocratique / gestionnaire de l’action publique,

Création officielle de Ma République

L’association Ma République a été créée par des citoyens libres pour que chaque citoyen puisse contribuer à l’évolution de notre République Indivisible, Laïque, Démocratique et Sociale tant attendue, pour que chacun puisse dire fièrement : c’est Ma République.

Le 19 décembre 2024, ses membres fondateurs se sont réunis, tous demeurant en Occitanie (Aveyron et Lot) pour fonder l’association Ma République. Dès le départ, nous avons choisi de nous réunir en visio-conférence afin de maintenir une empreinte carbone la plus basse possible, la plupart de nos réunions se déroulent à distance. Ancrés dans nos territoires, c’est au niveau local que nous avons décidé de travailler.

Le 15 avril, la sous Préfecture de Millau a enregistré la déclaration de création de l’association Ma République sous le numéro RNA W122009121, officialisant ainsi son existence. Mais nous n’avons pas attendu pour travailler, vous pourrez rapidement prendre connaissance de tout le projet, des moyens prévus pour sa mise en œuvre, son éthique.

Vous pourrez ainsi vous positionner et contribuer pleinement au projet, mais vous pouvez déjà proposé des évolutions sur les politiques locales, départementales, régionales, nationales ou européennes.

Création de l’association

En décembre 2024, l’association a été créée lors d’une assemblée générale constitutive en Aveyron.

L’association a pour objet la promotion de la démocratie et de la citoyenneté par l’organisation d’événements culturels, de débats participatifs. Elle vise à sensibiliser le public aux enjeux démocratiques, à encourager la participation citoyenne et à favoriser l’expression, artistique et culturelle de tous dans la cité.

Le constat de l’engagement démocratique est simple, peu d’électeurs se mobilisent pour voter par manque de programme conforme à leurs attentes. La mobilisation citoyenne est donc nécessaire pour créer de toute pièce un programme répondant à leurs attentes qu’ils pourront porter eux-mêmes aux élections ou pour inciter les candidats à se positionner par rapport à leurs attentes réelles.

Pour parvenir à élaborer un programme politique cohérent, il est nécessaire de donner des outils simples à tout citoyen, leur volonté de faire changer la société est évidente, il faut leur permettre de transformer cette volonté en actions concrètes, démocratiques et citoyennes.

Pour y parvenir, l’association Ma République s’appuiera sur la vision des artistes sur le triptyque Liberté – Egalité – Fraternité, car les œuvres artistiques permettent une expression différente. Elle s’appuiera aussi sur les apports d’intervenants sur des thématiques de citoyenneté, de vivre ensemble. Certains seront experts de leur domaine et transmettront leurs connaissances pour permettre l’élaboration d’un programme.

Vous pouvez rejoindre les bénévoles de l’association Ma République afin de consolider les savoirs faire et contribuer à élaborer, construire et mettre en œuvre les événements à venir.

Vous êtes artiste, expert en citoyenneté, en débat public, en droit, en économie, en animation de réseaux sociaux, en organisation d’événement culturel et vous souhaitez participer au projet ? Rien de plus simple, contactez nous.