MONSIEUR LE PRESIDENT NE PEUT PAS FAIRE LA FRANCE A LUI TOUT SEUL

MONSIEUR LE PRESIDENT EMMANUEL MACRON TRAVAILLE PENDANT SES VACANCES … ET LES AUTRES JOURS DE L’ANNEE TRES CERTAINEMENT AUSSI.

Mais, dans cette France, serait-il le seul à travailler ?

Nous avons, sous l’emprise de la curiosité, travailler avec un ami pour établir un tableau comparatif.
Nous vous dispenserons de lire les colonnes de chiffres de notre travail… pardon : de nos amusements.

Nous avons pris des sociétés suisses et des sociétés françaises qui sont équivalentes au niveau de leurs chiffres d’affaires annuels.

La première entreprise suisse :
– Chiffre d’affaires 2 060 250 000 000 euros
– Employés 69 569
– Participation au chiffre d’affaires par employé 29 614 483 euros
– Chaque employé produit aux bénéfices de l’entreprise 211 157 euros

Son équivalente française :
– Chiffre d’affaires 1 960 252 032 000 euros
– Employés 192 092
– Participation au chiffre d’affaires par employé 10 204 756 euros
– Chaque employé produit aux bénéfices de l’entreprise 40 606 euros

La deuxième suisse :
– Chiffre d’affaires 1 339 052 000 000 euros
– Employés 63 523
– Participation au chiffre d’affaires par employé 21 079 798 euros
– Chaque employé produit aux bénéfices de l’entreprise 92 093 euros

Son équivalente française :
– Chiffre d’affaires 1 550 283 008 000 euros
– Employés 138 000
– Participation au chiffre d’affaires par employé 11 233 935 euros
– Chaque employé produit aux bénéfices de l’entreprise 26 449 euros

Nous avons travaillé sur 7 sociétés françaises et leurs équivalentes suisses. Pour ne pas vous harasser de chiffres, nous ne poursuivrons pas dans notre comparaison. Mais, il ressort que :

1. Pour un chiffre d’affaires approximativement équivalent, le nombre d’employés en Suisse, pour la première entreprise est divisé par 2,5 par rapport à la France.
Dans la 2ème entreprise, nous constatons que le nombre d’employés en Suisse est divisé par un peu moins que 2,50.

2. L’effort au travail par les employés suisses est 3 fois supérieur à l’effort fourni par l’employé français.

3. Il en est de même en ce qui concerne le rapport Bénéfices/Employé qui est 3 fois supérieur en Suisse qu’en France.

Ce constat, et ce constat uniquement, doit nous amener à comprendre (si ce n’est admettre) que la ponction « Charges sociales » est environ 3 fois supérieure en France qu’en Suisse.

Et nous constatons encore que l’impôt sur les sociétés, mieux réparti en Suisse, pour la majorité des cantons est 2,5 fois moins important qu’en France.

Alors, c’est vrai Monsieur le Président, pourquoi vous atteler « à tirer la charrette » tout seul ? Pourquoi ne pas laisser tomber ? Vivre une vie plus agréable, en ne pensant qu’aux vôtres et à vous ?

Nous ne croyons plus à la collectivité… lorsque les « collectivistes » ne font que tirer la couverture à eux.

Vous pourriez poursuivre dans la noble mission à laquelle vous vous atteler. Mais sous le harnais, vous devez prendre des décisions… et c’est maintenant que vous devez le faire.

Prenons comme exemple le modèle proposé par le Professeur Marc Chesney, qui envisage une imposition de 0,2% sur toutes les transactions financières. Cela rapporterait à l’Etat suisse plus de 200 milliards de francs suisses par an et 436 milliards d’euros à la France.

Cela vous permettrait de supprimer, de façon universelle, les « charges dites salariales pour tous les salaires jusqu’à 2 000 euros. Ce qui injecterait dans l’économie et l’épargne interne plus de 150 milliards d’euros. Ce qui donnerait une « augmentation de salaire » sans toucher l’employeur.

Puis, soulager les « employeurs » en faisant appliquer une baisse de 10 à 15% sur les « charges dites patronales ». Et imposer pour eux des quotas d’investissement à la modernisation de leur entreprise.

La France se rapprocherait, ainsi, de l’Eden dont nous parlent l’Ancien et le Nouveau Testament.

Pierre Alain Patry
Alfred Guilbaut