DES DÉCISIONS SONT BONNES ET POURTANT, FIN AUX REFORMETTES

DES DECISIONS SONT BONNES… ET POURTANT.

Des décisions sont bonnes et pourtant…
Pourtant ce sont des petites décisions qui ne nous conduiront ni à la victoire dans le cadre de la guerre engagée, ni à un redressement de l’économie nationale et pas plus à une inflexion du chômage.
Monsieur URVOAS, ministre de la justice, vient de prendre la décision de fermer les sections de déradicalisation (de dératisation plus évident). Il a cédé sous la pression de la grogne des gardiens de prison. Je préfèrerai reprendre les paroles d’un de ces gardiens de prisons et écrire de « collaborateurs de la justice préposés à la réinsertion des détenus ». Mais là, je rêve.
Pour les revendications des policiers, qui sont les premiers Français syndiqués à s’apercevoir que les syndicats les prennent pour des cons et… qui le disent sans que Monsieur Hollande, président de la république, les entendent puisqu’il reçoit encore les syndicats pour s’entretenir (au cours d’un monologue dirigé par lui seul) des difficultés de ceux qui protègent la population et les biens, en payant le lourd tribu des blessures corporelles et morales et de la mort.
Monsieur Cazeneuve, ministre de l’intérieur, lui, promet des centaines de millions d’euros à ces policiers en colère pour qu’ils rejoignent leurs commissariats pauvres en lumière, en matériel, insalubres où les rats font bon ménage avec les punaises, les odeurs de latrines et les vomissures de quelques ivrognes amenés là pour digérer quelque verres de pastis, de whisky ou de vin rouge.
Des centaines de millions d’euros : un cataplasme sur une jambe de bois. Car, là où 70 « gardiens de la paix » devrait être 150 pour assurer l’état de droit dans le secteur, il leur promets avant fin 2017, 6 à 10 malheureux hommes et femmes qui croient encore au beau métier devenu, par faute d’ordres précis, les « centurions » de la république… évidemment, ils ne seront pas jetés dans l’arène avant que la grille cédant passage aux féroces lions ne soit ouverte… non, ils seront jetés en pâture aux fous de Dieu, à la voyoucratie des banlieues qui depuis plus de trente ans s’est enfermée dans les kibboutz de la drogue, du proxénétisme, des viols et des meurtres… sous prétexte, excuse des psychologues, des psychiatres, des magistrats, qu’ils sont les rejetés de la France.
Les forces de l’ordre sont épuisées… créons des emplois, toujours dans le cadre de l’avenir alors qu’il y a une extrême urgence à ce que la France s’organise dans une guerre que ces messieurs de la politique voient à long terme… des budgets à mettre en place alors que la France, comme un œuf, ne peut plus être tondue.
Pendant ce temps, les guignols candidats s’interrogent pour savoir si nous devons ou non rétablir le service militaire… alors qu’il serait plus facile qu’ils se regroupent au sein d’une même famille politique pour que ce gouvernement ou son président prennent une ordonnance pour rappeler les « réserves » quatre jours par mois pour les adjoindre aux forces de l’ordre a fin de soulager leurs « misères en effectif »… et ceci est une décision à prendre sous quarante huit heures et à moindre frais… serait considéré comme « radicalisé » tout Français qui ne répondrait pas à l’ordre d’appel. Cette décision doit s’accompagner de la « légitime défense »… en définissant la légitime défense au refus d’obtempérer, à une attaque ne serait ce qu’au couteau ou à la lame de rasoir sur toute personne inoffensive pour la société victime d’une agression.
Evidemment trop facile pour que l’on y pense… ou trop risquée dans le cadre d’une réélection… pendant ce temps là, comme dans la chanson… hélas, pas tout à fait comme dans la chanson : « A deux pas, le sang des innocents coule à flot. »
Puis, dernière invention pour l’unité nationale : ils invitent les magistrats à faire un stage de trois jours avec les policiers et les policiers à se joindre aux magistrats dans leurs bureaux pour une stage de trois jours. Pas de problème, ignorance des réalités : L’autre disait le petit pain au chocolat à dix centimes… il devait se rappeler d’une histoire que son arrière-grand-mère lui racontait lorsqu’elle allait chez le boulanger, l’histoire de Marcel Pagnol (La femme du boulanger) et que pour dix centimes elle avait 12 petits pains au chocolat et qu’il lui en offrait un treizième… monsieur URVOAS ignorez-vous le dédain du peu de considération que les magistrats (caste royale) portent au policiers? Ignorez-vous la peur du policier face aux magistrats? Ignorez-vous que la France se meurt des « castes sociales » inventées par la république… et particulièrement par la cinquième république socialo-communo-dictatoriale ?
Je crois, vous ignorant profondément politique, que vous êtes un homme honnête. Une réforme des prisons, des forces de l’ordre, de la magistrature, doit être entreprise dans les meilleurs délais pour que la France soit la France… les augmentations de peines ne serviront à rien, les emprisonnements pour des délits ne troublant l’ordre public doivent être soumis à des peines de service national et non à la prison… cela vous permettra d’avoir des chambres de détention disponibles et d’économiser les deniers de l’état. Les magistrats, nous en avons vraiment besoin pour maintenir l’état de droit… pour punir dans le respect de l’individu placé face à eux… mais aussi pour expliquer, et c’est là que commence la réinsertion, à l’individu pourquoi il est puni : La récidive commence à naître en prison (je ne parle pas des individus dangereux), alors éviter dans tous les cas non-dangerosité d’envoyer des gens en prison. Les magistrats, certes, mais pas à pouvoir individuel… des magistrats regroupés dans des « Comités de justice ». Des Comités de justice décidant seuls et souverainement des arrestations, des interpellations (évidemment si les dangers ne sont pas manifestes dans une situation donnée). Les récidivistes… pour ne pas perdre de temps inutile… les renvoyer dans tous les cas devant le Comité de justice qui sera en possession de son dossier… et cela n’aura pas à tenir compte des visites familiales ou tout autre considération pour l’individu dont le dossier premier sera dans un Comité de justice à Marseille, alors qu’il sera arrêté pour un nouveau délit à Lille, où il réside en famille.
Alors, au lieu qu’une instruction dure cinq ans elle ne durera que quatre mois… et puis, comme aux Etats-Unis plaider coupable évitera bien des difficultés aux avocats et aux magistrats.
Les réformettes ne sont plus ni pour la France d’aujourd’hui, ni pour la France de demain.