LE CORONAVIRUS ET LA VERITE HISTORIQUE DU SYSTEME DE SANTE EN FRANCE

13 mars 2020, Posté par republique à 15:59

Précisons que le système de la protection sanitaire en France est, très certainement, le plus protecteur et le plus performant dans le monde.
D’abord par la qualité professionnelle du personnel hospitalier, professeurs, médecins, internes, externes, infirmiers, aides-soignantes et garçons ou filles de salle. Cette qualité professionnelle, écrit sans aucune exagération, nous vient de très loin : au sein des hôpitaux existent des services : maternité, neurologie, gastro-entérologie etc., etc. Chaque service a son « patron ». C’est lui qui organise son service (avant 1981, un peu comme un « patriarche »), il règne sur son personnel et impose non seulement son vouloir, mais le respect du patient par la compréhension de sa maladie et ses besoins propres. Ce patron se retire… il est remplacé, très souvent, par un praticien ou une patricienne qui poursuivra l’esprit du patron et s’emploiera à conserver la notoriété du service et ainsi de suite.
Ce monde hospitalier vit très loin, voire en dehors des diktats de l’Ordre National des Médecins.
La médecine de ville, aujourd’hui, est une médecine de l’à peu près.
Pourquoi ?
La médecine de ville était ce que nous appelions alors « mon médecin » ou, plus communément « le médecin de famille ».
Ces médecins s’organisaient alors, dans une bourgade, un quartier, une ville, pour que l’un d’entre eux ou plusieurs d’entre eux soient présents 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ils se rendaient au chevet d’un patient en fin de vie, répondaient à l’inquiétude d’une maman pour son bébé fiévreux, souvent, plus pour consoler une vieille dame qui venait de voir son compagnon s’éteindre au petit matin que pour constater le décès.
De quelques mots, d’un sourire, d’une tape sur l’épaule, il effaçait une partie de la peine, de la crainte ou de la maladie.
Que reste-t-il de ces médecins de famille ?
Les « médecins de ville », des groupes de médecins d’urgence (à ne pas confondre avec les « Urgentistes ») et les SAMU et encore les SMUR. N’écrivons pas qu’ils ne sont pas utiles.
Les médecins de ville, le plus souvent respectant les tarifs imposés par la grande dame « Sécurité Sociale », parfois conventionnés (évitant aux petits salaires de sortir de l’argent non prévu au budget du mois). Mais fonctionnarisés jusqu’au bout de doigts : commençant à 9 heures du matin et fermant leur porte à 18 heures… petits revenus, ne pouvant pas vous écouter longuement et encore moins pratiquer un examen clinique. Ils nous délivrent des ordonnances de médicaments et d’autres d’examens compliqués, dont leurs anciens n’avaient pas soupçons.
Les groupes de médecins d’urgence, les SAMU, les SMUR et les services d’urgence hospitaliers sont présents dans les demandes de la population… mais ces services coûtent très chers : ce sont les « budgétivores » de la Sécurité Sociales (certes avec bien d’autres) parce qu’équipés pour des interventions de premiers secours, ils servent trop souvent pour une alcoolémie ou un nourrisson capricieux qui confond son jour et sa nuit.
Dans tous les cas, nous sommes loin de Michael Balint et de son livre « Le médecin et son malade » et aussi « La Formation continue du Médecin ».

Recherchons les raisons de l’état de la médecine de ville de nos jours.
Le Président de l’Ordre National des Médecins, dans une émission télévisée ce 11 mars 2020, avançait des hypothèses selon lesquelles certaines mesures prises par le gouvernement français ne correspondaient pas totalement aux impératifs sanitaires créés par l’épidémie que nous vivons.
Évidemment, la France reste toujours la France. L’État est toujours l’État… il oublie, Monsieur le Président que la France, l’État, la Démocratie, sont comme la pomme, ce fruit rongé de l’intérieur par un vers.
L’État, la France, la Démocratie ont été de Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et enfin Macron.
Beaucoup de ces noms illustres n’ont eu à s’occuper de la santé de leurs concitoyens… certains étaient plus humains que d’autres. Mais tous, barricadés derrière ce vouloir de la « Grande France ».
Écologie, mise à part, Macron serait le « pesticide » de ces « petits vers rongeurs ». Il s’essaie à rendre au fruit sa présentation d’origine : la France Mère des Droits de l’Homme, la France des artistes, des peintres, des écrivains, la France Terre d’Accueil. Peut-être une France qui n’a jamais existée mais dont il rêve… une France d’Égalité, de Liberté, de Fraternité, de Solidarité, de Discipline, de Morale et de Civisme, une France sans caste.
Une caste responsable, bien qu’il soit plus que performant, de l’état du « Système de Santé ». Citons la caste, non des professionnels de santé, mais la « caste des ordres de ces professionnels de santé ».
Une caste qui, sous la houppette de son président, le professeur Lortin-Jacob et de son secrétaire général, le docteur Moulin, s’est employé, avec la complicité de certains de ces petits vers, à désorganiser la Médecine en France : mettre l’ensemble des praticiens de la santé sous la tutelle dictatoriale de la Sécurité Sociale, raboter sur le quota annuel des étudiant en médecine (37% des médecins hospitaliers de nos jours sont puisés par contrats courts à durée fixe dans les pays d’Afrique, d’Asie ou de la défunte URSS), l’implantation géographique des médecins laissée à l’appréciation de cet Ordre : « Cher confère, nous sommes déjà trois dans cette petite ville. Nous nous en sortons à peine. Vous ne gagnerez pas votre vie ici. Voyez. ».
Puis, il y a encore que les praticiens hospitaliers, toutes qualifications, ont des salaires non miséreux mais trop bas qui ne valorisent ni leur diplôme, ni leur travail, ni leur abnégation, ni leur dévouement à la misère, à la souffrance.
Nous ne sommes pas dans une critique, nous sommes dans un constat. Ce qui ne doit pas nous contraindre à demeurer dans une opposition stérile.
Sachons que la « prise de recul » des autorité politiques et médicales face à l’épidémie était et reste la sagesse. Ce recul, ce non affolement auront permis aux praticiens de la médecine de s’organiser dans la durée.
Liberté, Égalité, Fraternité, Solidarité, Morale, Discipline, tous unis pour une victoire sans condition sur l’ennemi commun : le Coronavirus.

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