EN VÉRITÉ…

6 juillet 2018, Posté par republique à 13:29

LISEZ-MOI…

L’ARGENT N’EST QUE LE MAITRE DU MONDE.

Un bachelier qui voit ses copies notées au-dessous de dix revient l’année d’après… s’il est assez courageux pour accepter sa défaite et se remettre en cause. Dans le cas contraire, il tombe dans la masse anonyme des travailleurs sans nom.

Les Prud’hommes, organisation d’état aux mains des syndicats, quelles que soient ses décisions, n’intervient jamais dans la dimension psychologique d’un employé licencié. Licenciement abusif, oui, quelques sous dans l’escarcelle de l’individu projeté dans la masse des chômeurs : victoire matérielle certes. Mais est-ce vraiment une victoire d’individu qui efface l’échec ?

Les élections : des envolées lyriques de promesses, d’insultes inter-candidats et inter-idéaux… si tant soit peu nous pourrions parler d’idéal dans ce monde du cumul des échecs.

Échec de la non élection, échec des promesses non tenues, échec des résultats des pouvoirs obtenus, échec, à court terme, de popularité, plus que souvent échec de la vie familiale dans laquelle s’exerce la souveraineté étouffée dans l’environnement professionnel, échec de l’amitié, sentiment qui n’a pas sa place dans ce monde du pouvoir, échec du couple… les idylles se font et se défont au gré des fonctions d’état.

Une femme qui a un amant et un mari, dans ce monde puritain s’honore du qualificatif de « putain ». Une femme qui passe de bras en bras au travers des fonctions politiques est honorée des attentions des mass médias.

Je ne veux pas être qualifié de sexiste… le même qualificatif qui vole de bouche en bouche dans le puritanisme s’applique aux femmes des fonctions politiques pour leur jupe trop haute qui dévoile les rondeurs d’une cuisse, ou la couleur d’une culotte lorsque ces femmes en portent.

Oui, il y a soixante ans, Jacques Augarde, mon maître à penser, me disait : « Qu’importe que les journalistes parlent de nous en bien ou en mal. Nous devons avoir chaque jour notre nom dans les journaux pour être connus ».

Constatons que ceux des femmes et des hommes de pouvoir n’ont rien inventé dans la cinquième république… elles ou ils ne font qu’emprunter à la quatrième.

Hier, après cinq ans d’échecs successifs, pour ne pas être chassé par un vote, un président, crispé dans son discours, a décidé de partir.

Au temps de la royauté, un roi mort… le Peuple hurlait : « Le Roi est mort, vive le Roi ». Aujourd’hui, en début de nuit, le soir du vote, le Peuple se réjouit dans les rues de grands coups de klaxon, de bières et d’alcool. L’homme qui est parti ne fait plus la « une » des journaux qui ne parlent que du nouvel élu, de sa femme, de son chien, de sa belle-fille, de ses bons mots, de ses gaffes verbales, de sa piscine.

Mais… celui d’hier revient ou tente de revenir à la surface : bons mots, ironie verbale pour son élève et remplaçant, remise en exergue par satisfaction de ses échecs que nous transformons en réussites… espoir, parfois partagé par le Peuple, d’un retour en 2022.

Je ne serai certainement plus de ce monde en 2022. Mais, dans mes prières, je demande à Dieu : « Père, protège ce Peuple que j’aime d’une pareille erreur ».

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